Dormir seule, on arrive à s'y faire. Mais seule devant une assiette, c'est toujours un mauvais moment à passer.
Il est vraiment rare qu'on se quitte bien, car si on était bien, on ne se quitterait pas.
On passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu'on aimera et l'autre moitié à quitter ceux qu'on aime.
Ce rêve impossible : que tous ceux qui se sont aimés n'aient jamais à se quitter.
Dans toute séparation, il y a la promesse d'une jouissance : celle d'être à nouveau à soi, exclusivement !
Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation.
C'est par la séparation qu'on évalue la force des liens.
Dans un couple, et à plus forte raison lorsqu'il est sur le point de se séparer, il est rare que les deux partenaires soient au même niveau.
On se sépare deux fois, une première fois quand l'amour est mort, une seconde quand un sentiment renaît.
Quelqu'un qui vous choisit vous sépare fatalement d'un autre pour mieux vous garder.
La douleur morale est plus cuisante que la douleur physique ; l'ennui, la séparation, sont des maux capables de causer les pires ravages, même chez les personnes les plus fortes.
Ce n'est pas s'unir à une femme qu'un homme redoute lorsqu'il pense à se marier ; c'est se séparer de toutes les autres.
Qu'est-ce qui peut bien nous garder vivants, lorsqu'il n'y a plus l'amour ?
Si l'amour est un art difficile, la rupture l'est bien davantage encore.
